
Action publique · · 16 min
Resana : l'État désadopte un outil collaboratif adopté
Au 31 décembre 2026, la direction interministérielle du numérique (DINUM) cesse de financer Resana, la plateforme collaborative de l'État dont la fréquentation mensuelle a été multipliée par près de deux et demi en vingt-sept mois. La décision est présentée comme l'ouverture d'un marché. La liste des choix ministériels publiée par la DINUM elle-même dessine autre chose : six ministères et les services du Premier ministre rachètent séparément le même outil, l'Éducation nationale le quitte, et la convergence que la Cour des comptes recommande le même mois s'éloigne. Cette chronique nomme désadoption organisée ce retrait, décidé et outillé par le financeur, d'un instrument que ses utilisateurs s'étaient approprié, et mesure avec Pierre Rabardel ce qu'aucun outil de migration ne transfère.
Un outil en croissance perd son acheteur unique
Resana est mise à la disposition des agents depuis 2020, en complément de La Suite numérique. Selon le rapport public thématique de la Cour des comptes publié le 22 octobre 2026, la plateforme permet à une communauté d'utilisateurs de stocker, partager et coéditer des documents, et intègre un agenda partagé, un suivi des tâches et une messagerie. Son modèle économique tenait en une ligne : jusqu'en 2026, la licence est achetée par la DINUM auprès de l'UGAP (la centrale d'achat public) pour l'ensemble des ministères. La Cour précise que les licences de deux outils issus d'éditeurs du marché, Osmose et Resana, représentent plus d'un tiers du coût de La Suite.
L'usage a suivi. Les statistiques publiées par la DINUM comptent 107 708 utilisateurs actifs en décembre 2023, un pic à 280 155 en septembre 2025 et 265 363 en mars 2026, dernier relevé de cette série. La Cour, de son côté, recense plus de 450 000 comptes fin 2025. L'adoption n'est pas pour autant un plébiscite. Dans l'enquête interne du ministère de l'Intérieur reprise par la Cour (22 246 répondants en 2025), Resana affiche le taux d'utilisation le plus élevé des produits de La Suite, 57 %, et le taux de satisfaction le plus bas, 67 %. Le praticien reconnaît ce profil : un outil devenu indispensable au travail quotidien sans être aimé, c'est-à-dire un outil effectivement incorporé dans l'activité.
C'est cet outil que la DINUM cesse de payer. La page « Resana en 2027 » publiée sur le site de La Suite fixe le calendrier : communication officielle en juin 2026, échéance de positionnement des ministères en septembre, accès général à l'outil de migration en octobre, dernière commande via l'UGAP en novembre, fin du financement le 31 décembre. Trois options non exclusives sont ouvertes. Une administration peut souscrire un abonnement direct auprès d'Interstis, l'éditeur qui opère la plateforme depuis son lancement, au tarif de 15 € H.T. par agent de l'État et par an, l'agent étant défini comme tout utilisateur doté d'un domaine de messagerie rattaché à une administration. Elle peut migrer vers Fichiers, la brique de partage et de stockage de La Suite. Elle peut enfin retenir une solution privée « sur étagère », notamment via l'UGAP, ou une solution interne. L'annonce officielle, cosignée par la DINUM et Interstis, ajoute que les invités extérieurs à l'État (collectivités, partenaires, entreprises, citoyens) ne seront pas facturés.
La notion de désadoption organisée désigne ce que ce dispositif a de singulier. Le terme de désadoption désigne d'ordinaire un mouvement des utilisateurs, qui délaissent un outil. Ici, le mouvement part du financeur, l'artefact technique survit, et le retrait est équipé d'instruments propres : un calendrier, un outil de migration, un gel des espaces, une incitation à la lecture seule. Ce n'est ni un abandon par l'usage ni un décommissionnement. C'est une politique.
La circulaire invoquée place la mutualisation en tête
La foire aux questions de la page « Resana en 2027 » relie explicitement la décision à un texte : la DINUM arrête son financement « dans le cadre de l'ouverture du marché des solutions collaboratives et de la doctrine d'achats publics numérique (circulaire SG n°6519 du 5 février 2026) ». La lecture de cette circulaire, consacrée à la commande publique numérique, réserve une surprise. Son premier mode de satisfaction des besoins vise les solutions mutualisées déjà disponibles au sein de l'administration, en particulier via les opérateurs mutualisés dont la DINUM est le premier cité, et le texte précise que « leur recours doit être étudié en premier lieu ». L'achat auprès du secteur privé n'intervient qu'ensuite, si ces solutions ne satisfont pas le besoin.
Deux autres dispositions éclairent le cas. Le coût complet d'une solution intègre les économies d'échelle nées de la mutualisation, et la circulaire ajoute : « Il se calcule à l'échelle de l'État. » Elle demande aussi de prendre en compte les risques liés aux évolutions de modèles de coût lors de l'acquisition de solutions sans réversibilité. Or Resana, selon la Cour, « reste à date un produit propriétaire ». Le passage d'une licence interministérielle unique à des abonnements ministériels payants est, très exactement, une évolution de modèle de coût sur une solution fermée.
La circulaire n'interdit donc rien de ce que la DINUM décide, mais elle ne le commande pas davantage. La Cour donne d'ailleurs un motif plus opérationnel : c'est « du fait du développement et de la mise en service de Fichiers » que la DINUM prévoit de ne pas renouveler l'achat à compter de 2027. Cette lecture suggère que la doctrine d'achat fonctionne ici comme un vocabulaire de justification pour une décision de substitution de produit, cohérente en elle-même avec la préférence pour le code ouvert que la circulaire et la Cour partagent. La chronique du 7 septembre 2026 avait montré que ce texte organise une hiérarchie entre faire et acheter. Le cas Resana montre l'usage inverse : la même hiérarchie, invoquée pour cesser de mutualiser un outil que l'État mutualisait déjà.
L'ouverture du marché produit un fournisseur et des acheteurs dispersés
La DINUM publie une page intitulée « Choix connus des Ministères et administrations », consultée le 26 octobre 2026. Elle se lit comme le bilan provisoire de l'ouverture annoncée. Le ministère de l'Intérieur, les Armées, l'Europe et les Affaires étrangères, la Culture, l'Agriculture, les ministères sociaux et les services du Premier ministre y figurent en « Continuité sur Resana », comme la Cour des comptes, le Sénat et le Défenseur des droits. L'Éducation nationale et l'Enseignement supérieur passent sur leurs propres outils, Tribu et Nuage. Fichiers est retenu par la DINUM, la DGCCRF, une université et une DREAL. Le ministère de l'Économie reste « A annoncer », la Transition écologique laisse le choix « à la discrétion des administrations », le CNRS « à la discrétion des labos ».
Le marché ouvert se résume donc, à ce stade, à un fournisseur inchangé et à au moins une dizaine d'abonnements distincts au lieu d'une licence unique. La mission Transformation numérique de la préfecture de région Pays de la Loire, dans une page mise à jour le 23 juin 2026, envisageait même que d'autres ministères s'orientent vers « leurs propres plateformes collaboratives (BNUM, Office 365...) ». La dispersion n'est pas un effet secondaire de la décision, elle en est la forme.
Deux séries, deux trajectoires
Dans la série « utilisateurs actifs via ProConnect » publiée par la DINUM, Resana compte 69 883 utilisateurs en septembre 2026 et Fichiers 39 135. À trois mois de la fin du financement, la brique de substitution atteint un peu plus de la moitié de l'outil qu'elle doit remplacer, alors que Resana ne sera plus payée par la DINUM et que Fichiers est offert sans surcoût aux agents de l'État.
Le même outil reçoit, selon l'émetteur, deux qualifications officielles incompatibles en apparence. La DINUM écrit : « Resana n'est pas décommissionné. » Le ministère de l'Éducation nationale, dans un tutoriel publié le 1er avril 2026, écrit : « La plateforme Resana ferme en décembre 2026. » Les deux phrases sont exactes. La première parle d'un logiciel opéré par un éditeur, la seconde d'un accès financé pour une population d'agents. Un espace de travail réunissant un agent de préfecture, un inspecteur d'académie et une collectivité partenaire reste ouvert pour le premier et le troisième, et se ferme pour le deuxième.
Ce découpage intervient le mois où la Cour recommande, « dès 2027 », d'« intégrer les outils bureautiques et collaboratifs dans le périmètre de la gouvernance interministérielle pilotée par la DINUM », et d'engager « la convergence vers des outils bureautiques et collaboratifs interministériels libres en mode cloud ». La convergence est l'objectif déclaré, la fragmentation est le résultat mesurable. La réponse du Premier ministre, publiée avec le rapport, accueille favorablement les quatre recommandations et confie à ARIANE, créée au 1er janvier 2027, la définition d'une trajectoire pluriannuelle pour ces outils. La trajectoire part donc d'une carte que la décision de 2026 vient de morceler.
Le Migrateur copie des fichiers, l'instrument ne se copie pas
La documentation « Migration et accompagnement » de la DINUM définit la migration comme une action de réversibilité : copier les documents enregistrés dans Resana vers la plateforme choisie, ou dans une archive ZIP. Pour les administrations qui ne continuent pas, l'accès aux espaces Resana « sera gelé au 1er Janvier 2027 », les documents ne restant accessibles qu'en lecture. Le tutoriel de l'Éducation nationale décrit l'opération à l'échelle de l'agent : télécharger chaque dossier en ZIP, le décompresser, le déposer sur Nuage, et recommencer pour chaque dossier. La préfecture des Pays de la Loire signalait en juin 2026 que la DINUM travaillait encore sur « une fonctionnalité manquante : la gestion de groupes d'utilisateurs », c'est-à-dire précisément la capacité d'une communauté à administrer ses membres.
La genèse instrumentale (Pierre Rabardel, 1995)
Dans Les hommes et les technologies. Approche cognitive des instruments contemporains (Armand Colin, 1995), Rabardel définit l'instrument comme une entité mixte, qui associe un artefact matériel ou symbolique et des schèmes d'utilisation (des manières d'agir stabilisées, construites par l'utilisateur ou appropriées à partir de schèmes sociaux). Il écrit que « les instruments ne sont pas donnés d'emblée à l'utilisateur : celui-ci les élabore à travers des activités de genèse instrumentale ». Cette genèse a deux versants : l'instrumentalisation, tournée vers l'artefact, auquel l'utilisateur attribue des fonctions, et l'instrumentation, tournée vers le sujet, chez qui les schèmes émergent et évoluent.
Le cadre de Rabardel permet d'être précis sur ce qui se perd, et sur ce qui ne se perd pas. Rabardel souligne l'indépendance relative des deux composantes : un même schème d'utilisation peut s'appliquer à plusieurs artefacts voisins. Un agent qui savait déposer, ranger et partager un document dans Resana saura, avec un effort d'accommodation, le faire dans Fichiers ou dans Nuage. Le pari de la DINUM repose sur cette transférabilité individuelle, et il n'a rien d'irréaliste.
La perte se situe à un autre niveau, que Rabardel nomme schèmes d'activité collective instrumentée. Lorsqu'un collectif partage un même instrument, des schèmes spécifiques portent sur la spécification des actions acceptables et sur « la coordination des actions individuelles et l'intégration de leurs résultats comme contribution à l'atteinte des buts communs ». Rabardel qualifie lui-même ce niveau de « largement hypothétique » en 1995. Le cas Resana en fournit un matériau d'observation inhabituellement net. Ce qui fait l'instrument d'un réseau interministériel, ce n'est pas le stockage, c'est la convention selon laquelle tel espace fait foi, tel animateur relance, tel partenaire extérieur est invité sans passer par une direction informatique. Ces conventions supposent un artefact commun à tous les membres. Quand une partie du collectif part sur Nuage et l'autre reste sur Resana, chaque membre peut se réinstrumenter seul, mais l'instrument collectif n'a plus de support.
La documentation de la DINUM contient sur ce point une phrase remarquable. Pour la fin novembre 2026, elle écrit : « nous encourageons les administrateurs et animateurs d'espaces à passer leurs périmètres Resana en mode « lecture seule » afin de favoriser l'adoption de la solution cible ». Dans les termes de Rabardel, l'interruption volontaire de l'usage est conçue comme un levier d'instrumentation sur le nouvel artefact. La désadoption organisée n'est pas l'envers de la politique d'adoption, elle en est l'outil. Elle suppose toutefois que les fonctions constituées par les utilisateurs (ici, l'administration d'une communauté) existent dans l'artefact cible, ce que la gestion de groupes, encore en chantier en juin, ne garantissait pas.
Osmose avait déjà fait migrer les mêmes communautés
Le précédent le plus proche concerne la même famille d'outils, le même sponsor et une partie des mêmes utilisateurs. Selon le site de réversibilité publié par la DINUM, le comité interministériel du numérique a acté le 21 mars 2024 l'extinction progressive d'Osmose, plateforme collaborative éditée par Jalios, au nom de la rationalisation des systèmes d'information interministériels. La Cour ajoute que la décision faisait suite au refus de l'éditeur d'ouvrir une partie du code source. L'opération s'est achevée avec 3 691 espaces traités, dont 2 405 migrés directement vers Resana, et l'offre a été arrêtée le 14 mai 2025.
La structure du dispositif était identique à celle de 2026 : un outil de migration, des webinaires pour les animateurs, et une continuité possible chez l'éditeur au tarif négocié avec l'État. La différence tient à la direction du mouvement. En 2024, la DINUM désadoptait Osmose pour converger vers un outil qu'elle finançait, Resana. En 2026, elle cesse de financer cet outil de convergence. Les animateurs dont les communautés ont été reconstruites sur Resana entre 2024 et 2025 sont invités, moins de deux ans plus tard, à recommencer, éventuellement vers un troisième artefact. Pour ces collectifs, la genèse instrumentale a été interrompue avant d'avoir produit un instrument stabilisé.
Les ministères en ont tiré une leçon que la Cour consigne. Plusieurs d'entre eux soulignent l'importance de la stabilité des produits, « principale caractéristique attendue par les utilisateurs ». Le ministère de l'Éducation nationale invoque le cycle de vie observé sur Osmose, la webconférence de l'État et Resana pour réclamer « une garantie de continuité de service à long terme pour engager les usages d'une population supérieure au million d'agents ». Le choix de ce ministère pour 2027, ses propres outils plutôt que Fichiers, prend dans ce contexte un relief particulier. Cette lecture suggère qu'une organisation désadoptée deux fois par l'échelon interministériel apprend à ne plus lui confier ses instruments collectifs.
La reconstruction des usages est assignée sans être chiffrée
La DINUM ne nie pas le coût de la transition, elle en désigne le porteur. Sa documentation l'écrit sans détour : « Chaque administration est responsable de l'accompagnement de ses animateurs d'espaces lorsqu'elle ne continue pas sur Resana. » En appui, la DINUM propose des webinaires, un accompagnement des administrateurs et des documentations par rôle. Le coût visible de la décision est donc un tarif de licence. Le coût de la reconstruction des instruments collectifs (le temps des animateurs, la réinvitation des partenaires, la renégociation des conventions de travail) est réparti entre les administrations sortantes, sans évaluation publiée.
Dans les pages publiques de la DINUM consacrées à Resana en 2027, consultées le 26 octobre 2026, aucune estimation de ce coût n'apparaît. Aucune ne précise non plus le statut, en 2027, d'un agent de l'État dont l'administration ne continue pas mais qui est membre d'un espace animé par une administration qui continue. L'annonce officielle garantit que les invités extérieurs à l'État ne seront pas facturés et que les utilisateurs pourront collaborer « quel que soit leur ministère de rattachement ». Le cas de l'agent public dont le ministère est parti reste, dans ces pages, sans réponse explicite. C'est pourtant lui qui porte les coopérations interministérielles que Resana avait rendues ordinaires.
La circulaire du 5 février 2026 demandait de calculer le coût complet à l'échelle de l'État. La décision de 2026 calcule un coût de licence à l'échelle de chaque ministère et laisse hors champ le coût de reconstruction à l'échelle des collectifs. La chronique du 26 août 2026 relevait que le coût des bascules entre outils, documenté depuis quarante ans, n'est instrumenté par aucune grille de choix. Le cas Resana en donne la version institutionnelle : la bascule est décidée par un financeur, et son coût est supporté par d'autres.
Désadopter pour converger, une hypothèse datée
Le cas Resana ne relève pas de l'échec d'adoption, puisque l'outil était adopté, ni d'un décommissionnement, puisque l'artefact survit. Il relève de la désadoption organisée : un retrait de financement, outillé par un migrateur, un gel et une incitation à la lecture seule, qui vise à transférer l'usage vers une brique libre et produit d'abord la dispersion d'un outil propriétaire entre acheteurs ministériels. La genèse instrumentale de Rabardel en précise le prix. Les fichiers migrent, les schèmes individuels s'accommodent, mais les instruments collectifs construits à la frontière des ministères perdent leur support commun, pour certaines communautés une seconde fois en deux ans.
Cette lecture conduit à une hypothèse vérifiable au 31 décembre 2027. La page « Choix connus des Ministères et administrations », ou celle qui lui succédera, comptera encore au moins six ministères en « Continuité sur Resana ». Dans la série « utilisateurs actifs via ProConnect » publiée par la DINUM, Fichiers n'aura pas atteint en septembre 2027 le niveau de Resana en septembre 2026, soit 69 883 utilisateurs. L'hypothèse sera réfutée si trois des ministères aujourd'hui en continuité basculent vers Fichiers, ou si Fichiers franchit ce seuil. Dans ce cas, la désadoption organisée aura fonctionné comme le levier d'adoption que la DINUM en attendait.
Si elle se vérifie, la trajectoire pluriannuelle qu'ARIANE doit définir avec les ministères partira d'un paysage plus fragmenté que celui que la Cour décrivait. La question restera alors ouverte de savoir si un État peut converger outil par outil, en retirant tour à tour son financement à ce que ses agents ont appris à utiliser ensemble.
Note méthodologique
Sources principales : rapport de la Cour des comptes du 22 octobre 2026 et réponse du Premier ministre, circulaire n° 6519/SG du 5 février 2026, pages et documentations de la DINUM sur Resana en 2027, statistiques d'usage de la DINUM, ouvrage de Pierre Rabardel. Les sources publiques divergent sur trois points. Le nombre d'utilisateurs varie selon l'indicateur (265 363 utilisateurs actifs en mars 2026 dans les statistiques de la DINUM, plus de 450 000 comptes fin 2025 selon la Cour, 500 000 utilisateurs actifs dans l'annonce cosignée par la DINUM et Interstis), et l'article retient la série statistique publiée, seule mesure régulière. La page de La Suite annonce que Resana sera disponible « sous un autre nom », tandis que l'annonce officielle, mise à jour après la communication d'octobre 2026, indique que le service conserve son nom, version la plus récente retenue ici. Le motif de la décision diffère enfin selon la source (ouverture du marché et circulaire pour la DINUM, mise en service de Fichiers pour la Cour), et l'article présente les deux. Les affirmations d'absence sont bornées aux pages publiques de la DINUM consacrées à Resana en 2027, consultées le 26 octobre 2026. Le choix de la genèse instrumentale comme cadre central, de l'usage du niveau collectif que Rabardel tenait pour hypothétique et du retrait d'Osmose comme précédent unique relève de l'auteur. Recherche de sources, croisement des données et structuration du raisonnement s'appuient sur une assistance par intelligence artificielle. Le choix de l'angle et du cadre théorique, la vérification des sources, les arbitrages et l'établissement du texte final relèvent de l'auteur.
image générée par IA (ChatGPT Images 2.5)
Sources
Sources primaires institutionnelles
- Direction interministérielle du numérique, « Resana en 2027 », La Suite numérique, page évolutive consultée le 26 octobre 2026. https://lasuite.numerique.gouv.fr/resana-en-2027
- Direction interministérielle du numérique et Interstis, « RESANA en 2027 : continuité du service et liberté de choix pour les administrations », communication de mai 2026 mise à jour après la communication d'octobre 2026, consultée le 26 octobre 2026. https://docs.numerique.gouv.fr/docs/57ad816c-d5f5-49f0-8808-78d3b0e32ee6/
- Direction interministérielle du numérique, « Choix connus des Ministères et administrations », page évolutive consultée le 26 octobre 2026. https://docs.numerique.gouv.fr/docs/b50ad0c6-94c6-47d2-b0d7-134b2feb5d67/
- Direction interministérielle du numérique, « Migration et accompagnement », page évolutive consultée le 26 octobre 2026. https://docs.numerique.gouv.fr/docs/9e4cebe6-4138-4d02-a4ce-c10108995156/
- Direction interministérielle du numérique, « Resana », statistiques d'usage, page évolutive consultée le 26 octobre 2026. https://stats.beta.numerique.gouv.fr/produits/resana/
- Direction interministérielle du numérique, « Fichiers », statistiques d'usage, page évolutive consultée le 26 octobre 2026. https://stats.beta.numerique.gouv.fr/produits/fichiers/
- Ministère de l'Éducation nationale, « Comment rapatrier mes fichiers depuis Resana ? », Mon Aide Numérique, 1er avril 2026. https://monaidenumerique.education.gouv.fr/tutoriels/nuage/retouralamaison/
- Préfecture de la région Pays de la Loire, mission Transformation numérique, « Quel avenir pour Résana ? », mise à jour du 23 juin 2026. https://www.prefectures-regions.gouv.fr/pays-de-la-loire/Region-et-institutions/Organisation-administrative-de-la-region/La-mission-Transformation-numerique/Quel-avenir-pour-Resana
Textes normatifs
- Premier ministre, circulaire n° 6519/SG du 5 février 2026 relative à la commande publique numérique, 5 février 2026. https://www.legifrance.gouv.fr/circulaire/id/45649
Rapports officiels
- Cour des comptes, « Les outils bureautiques et collaboratifs au sein de l'État », rapport public thématique, 22 octobre 2026. https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-outils-bureautiques-et-collaboratifs-au-sein-de-letat
- Cour des comptes, « Les outils bureautiques et collaboratifs au sein de l'État. Réponses des administrations, organismes et personnes concernés » (réponse du Premier ministre), 22 octobre 2026. https://www.ccomptes.fr/fr/publications/les-outils-bureautiques-et-collaboratifs-au-sein-de-letat
Cadre théorique
- Pierre Rabardel, Les hommes et les technologies. Approche cognitive des instruments contemporains, Paris, Armand Colin, 1995, version déposée sur HAL le 2 juillet 2014 (hal-01017462), p. 4-5 et 92. https://hal.science/hal-01017462
Parallèle historique
- Direction interministérielle du numérique, « Décommissionnement et réversibilité d'Osmose », mise à jour du 16 mai 2025. https://reversibilite-osmose.numerique.gouv.fr/
Chroniques antérieures
- Elegartech, « L'État éditeur de lui-même : la circulaire « sur étagère » et la Suite qui grossit, ou la doctrine qui se contredit en marchant », 7 septembre 2026. https://elegartech.fr/articles/l-etat-editeur-de-lui-meme-la-circulaire-sur-etagere-et-la-suite-qui-grossit-ou-la-doctrine-qui-se-contredit-en-marchant
- Elegartech, « Bascules d'outils : un coût documenté, jamais instrumenté », 26 août 2026. https://elegartech.fr/articles/bascules-d-outils-un-cout-documente-jamais-instrumente