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L'État entrepreneurial sans clause de retour

**Le 20 juillet 2026, la Cour des comptes a publié le premier bilan du soutien public à l’informatique quantique et y a fait une chose rare pour une juridiction financière : recommander de dépenser davantage et plus vite. L’inversion mérite d’être prise au sérieux, moins pour ce qu’elle dit du quantique que pour ce qu’elle révèle d’une doctrine de souveraineté. Le rapport documente minutieusement l’effort consenti en amont sans construire le dispositif par lequel la puissance publique capterait la valeur produite en aval. Cette configuration porte un nom dans les sciences de gestion : l’**État entrepreneurial (la puissance publique preneuse du risque d’innovation avant le marché) privé de clause de retour sur investissement.

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Par Alexandre Berge15 août 2026 · 15 min de lecture
Illustration éditoriale pour « L'État entrepreneurial sans clause de retour »
Entre ambition et réalité : les transformations à l’épreuve du terrain.

La rue Cambon réclame de la dépense, et l’assume

Le premier fait notable du rapport n’est pas son diagnostic, c’est la position que prend son auteur.

Sur le fond, l’évaluation est favorable. La Cour juge la stratégie nationale quantique lancée en 2021 conçue de manière équilibrée et efficacement pilotée, créditée d’avoir conforté les atouts scientifiques français et fait émerger un écosystème industriel prometteur. Elle estime toutefois que cette stratégie n’est plus adaptée à l’accélération de la concurrence internationale ni aux besoins de passage à l’échelle du secteur. De ce constat découle un appel à sécuriser un financement pluriannuel et à mobiliser davantage de capitaux, français et européens.

Le geste détonne pour une institution dont la fonction constitutionnelle consiste à examiner le bon emploi des fonds publics. Stéphane Bouillon, magistrat à la Cour et ancien secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, l’a reconnu publiquement dans L’Usine Nouvelle : « Ce n’est pas le discours dominant de la Cour, mais on l’assume, car les enjeux de souveraineté sont absolument colossaux. » La formulation est celle d’une exception revendiquée, pas d’un glissement involontaire.

Les ordres de grandeur cadrent l’objet. La stratégie nationale a mobilisé environ 1,8 milliard d’euros sur la période 2021-2025, dont 1,5 milliard de fonds publics, principalement via France 2030. L’informatique quantique proprement dite (les calculateurs, par opposition aux capteurs et aux communications quantiques) en a capté 86 %, soit 597 millions d’euros engagés au 31 décembre 2025. Le 22 mai 2026, au Très Grand Centre de Calcul du CEA à Bruyères-le-Châtel, le président de la République a annoncé une enveloppe supplémentaire d’un milliard d’euros pour l’ensemble des technologies quantiques à l’horizon 2030, financée sur France 2030. La Cour relève que ni la part destinée à l’informatique quantique ni le calendrier de son déploiement ne sont à ce stade précisés.

Le rapport chiffre l’effort, il ne chiffre pas le retour

Le rapport mesure avec précision ce que la puissance publique engage, et reste muet sur ce qu’elle récupérera.

Le signal le plus net figure pourtant dans ses propres pages : parmi les onze entreprises d’informatique quantique cotées en bourse dans le monde, aucune n’est européenne, situation que la Cour rattache à la faiblesse des marchés de capitaux du continent. Le constat est habituellement lu comme un problème de financement. Il peut se lire autrement, comme une indication du lieu où la valeur se cristallise. La cotation est le moment où le risque pris en amont se convertit en patrimoine, et ce moment se produit aujourd’hui exclusivement hors d’Europe.

Le cas français rend la mécanique tangible. Cinq sociétés portent l’essentiel de l’effort industriel (Pasqal, Quandela, Alice & Bob, Quobly, C12) et participent au programme militaire Proqcima, piloté par la Direction générale de l’armement, qui vise deux prototypes de calculateur quantique universel à l’horizon 2032. Leurs trajectoires capitalistiques pointent déjà vers l’aval étranger. Pasqal a conclu le 4 mars 2026 un rapprochement avec Bleichroeder Acquisition Corp. II, société d’acquisition à vocation spécifique, sur une valorisation pré-money de 2 milliards de dollars assortie d’un financement convertible initial de 200 millions, avec une première cotation visée sur le Nasdaq. Quobly a fait l’objet, le 14 janvier 2026, d’un protocole d’accord de la société suisse SEALSQ portant sur un investissement d’environ 200 millions en contrepartie d’une participation majoritaire, avant qu’une levée de 115 millions d’euros menée en juin 2026 avec Bpifrance et STMicroelectronics ne préserve finalement son indépendance capitalistique.

La Cour nomme le risque et emploie le registre de la prédation pour décrire la phase de concentration en cours, où les jeunes pousses privées de relais en fonds propres deviennent des cibles. Elle cite elle-même le précédent d’Oxford Ionics, société britannique acquise par l’américain IonQ pour 1,075 milliard de dollars, dont environ 1,065 milliard en actions IonQ, opération finalisée en septembre 2025. Le rapport identifie donc correctement la vulnérabilité. Il ne va pas jusqu’à poser la question qui en découle : à quel titre la puissance publique française serait-elle partie prenante de la plus-value si l’une de ces sociétés connaissait une sortie de cette ampleur.

Repère de marché.

Le marché mondial de l’informatique quantique, évalué à environ 1,1 milliard d’euros au début de 2025, pourrait atteindre une fourchette de 8,7 à 13 milliards d’euros en 2035 selon les projections retenues par la Cour des comptes, notamment à partir des travaux de l’OCDE (Mapping the global quantum ecosystem, 2025). L’écart entre ces deux bornes se jouera pendant la décennie où les positions industrielles se fixent.

L’avance remboursable rembourse une dette, elle ne partage pas une plus-value

La principale recommandation financière du rapport améliore la discipline de la dépense sans créer le moindre droit sur la valeur créée.

La Cour propose d’accroître la part des avances remboursables au détriment des subventions. Le secrétariat général pour l’investissement indique dans sa réponse annexée avoir déjà relevé ce curseur, à hauteur de 50 % contre 40 % précédemment, pour les appels à projets de démonstration et d’industrialisation lancés à partir de 2025. Le déplacement est réel et il va dans le sens d’une meilleure exigence sur l’argent public.

Il ne change pourtant rien à la nature de l’instrument. Une avance remboursable est un dispositif de crédit conditionnel : en cas de succès, l’État récupère sa mise, éventuellement majorée. En cas d’échec, il l’abandonne. La structure du gain est donc plafonnée à la hausse et exposée à la baisse, ce qui est l’exact inverse du profil de rendement d’un investissement en capital-risque. Or la logique du quantique est celle du capital-risque : une majorité de trajectoires décevantes et une minorité de succès dont la valeur justifie l’ensemble du portefeuille. Un financeur qui prend le risque du portefeuille entier mais se contente d’un remboursement sur les succès finance mécaniquement les pertes des autres.

L’objection existe : Bpifrance figure au capital de plusieurs sociétés du secteur, ce qui constitue un embryon de participation publique. La Cour observe cependant que le mix de financement reste dominé par la subvention et la commande publique, et qu’un seul fonds français, Quantonation, se consacre spécifiquement au quantique. L’outil de participation est disponible sans être le pivot de la doctrine, et aucune conditionnalité d’ancrage territorial n’est adossée aux financements distribués.

Financer le risque amont sans organiser le retour a un nom

Les faits décrits par le rapport correspondent précisément à l’aporie qu’une économiste a théorisée il y a plus de dix ans.

Le concept mobilisé.

L’État entrepreneurial. Dans The Entrepreneurial State: Debunking Public vs. Private Sector Myths (Mariana Mazzucato, Anthem Press, 2013), l’argument ne consiste pas à célébrer l’intervention publique mais à poser une question de justice économique : si la puissance publique finance les phases les plus incertaines de l’innovation, pourquoi n’en tire-t-elle aucun retour direct ? L’autrice propose des mécanismes concrets de captation (participation au capital, revenus conditionnés aux revenus futurs, fonds de rendement public alimenté par les succès, capital patient logé dans une banque publique) et soutient qu’à défaut, l’architecture socialise les risques et privatise les gains.

La stratégie française valide la première moitié de la thèse. L’État a bien joué le rôle de preneur de risque avant le marché, par la recherche fondamentale (CNRS, CEA, Inria), par les subventions et la commande publique de France 2030, et par la formation, avec un programme national ayant permis la création de trente-sept masters, dont treize dédiés au quantique, pour près de mille cent étudiants. Cette dépense a fait émerger des acteurs de rang mondial, ce que la Cour reconnaît explicitement.

C’est la seconde moitié qui manque. Rien dans l’architecture décrite n’établit un droit public sur la valeur au moment de la sortie industrielle. Le concept fait ici un travail analytique que le vocabulaire budgétaire ne permet pas : il déplace le critère d’évaluation. Tant que la question posée est celle du bon emploi des crédits, l’avance remboursable constitue une réponse satisfaisante. Dès lors que la question devient celle du retour sur un investissement risqué, elle devient un instrument inadapté. L’inversion de posture de la Cour ouvre la première question sans ouvrir la seconde, et cette dissymétrie est le point aveugle du rapport.

Un second concept éclaire l’urgence du calendrier. La dépendance au sentier (path dependence), formalisée par Paul David en 1985 puis par W. Brian Arthur en 1989, décrit le verrouillage progressif de choix technologiques précoces par les rendements croissants d’adoption. Appliquée au quantique, elle suggère que la phase où les plateformes matérielles et les normes se stabilisent constitue une fenêtre non renouvelable. Si cette stabilisation s’opère autour d’acteurs cotés hors d’Europe, la capacité de captation ne se rejouera pas au cycle budgétaire suivant, quel que soit le montant alors mobilisé.

Le Minitel a su capter la valeur, mais seulement chez lui

Le précédent français le plus instructif n’est pas un échec technique, c’est une réussite de captation qui n’a pas franchi la frontière de son propre écosystème.

Issu du rapport Nora-Minc de 1978, le Minitel a été lancé à titre expérimental en juillet 1980 avant sa diffusion commerciale en 1982 par la Direction générale des télécommunications. L’État a financé le réseau Transpac et subventionné massivement les terminaux, prêtés aux abonnés. Surtout, il a instauré en 1984 le kiosque télématique, dispositif de facturation à la durée reversant l’essentiel de la somme perçue aux éditeurs de services. Ce mécanisme mérite d’être souligné parce qu’il contredit l’idée d’une administration structurellement incapable d’organiser un partage de revenu : le kiosque était précisément une clause de retour, adossée à une infrastructure publique, et il a fonctionné. Le système est devenu rentable pour l’opérateur au début des années 1990, comptait plus de vingt mille services au milieu de la décennie et conservait dix millions de connexions mensuelles en février 2009, avant son extinction le 30 juin 2012.

La limite est ailleurs, et c’est elle qui rend le parallèle pertinent. La captation était domestique et adossée à une infrastructure propriétaire. Elle rémunérait un usage national sur un réseau fermé, sans transformer cette avance en positions industrielles capables de dominer la vague technologique suivante, celle du Web ouvert. La valeur publique produite était réelle mais non transférable, et elle s’est éteinte avec la technologie qui la portait. Le quantique reproduit aujourd’hui la première partie de la séquence, un investissement amont d’ampleur assumé sur fonds publics, avec cette différence défavorable qu’aucun équivalent du kiosque n’a été conçu. Les autres précédents relèvent du même motif et tiennent en une phrase : du Plan Calcul à Bull, du Concorde au moteur de recherche Quaero jusqu’au financement public de la recherche sur l’ARN messager dont l’exploitation commerciale s’est largement faite hors de France, l’amont public sans captation aval constitue une régularité de la politique industrielle française.

Ailleurs, l’argent public s’accompagne d’une condition d’ancrage

La singularité française ne tient pas au montant engagé mais à l’absence de contrepartie exigée en échange.

Les États-Unis financent le secteur depuis le National Quantum Initiative Act de 2018, dont l’ambition initiale portait sur 1,3 milliard de dollars en cinq ans, prolongée depuis par des crédits fédéraux cumulés bien supérieurs. La logique américaine ne repose pas sur une conditionnalité juridique mais sur la combinaison d’une commande publique massive et d’un marché de capitaux profond qui absorbe les cotations du secteur. Le retour est capté par l’économie nationale plutôt que par le budget fédéral, ce qui constitue une forme de captation par ancrage.

Le Royaume-Uni offre le contre-modèle le plus directement transposable. Sa National Quantum Strategy, publiée en mars 2023, engage 2,5 milliards de livres de financement public sur dix ans à compter de 2024, avec l’objectif d’attirer plus d’un milliard de livres d’investissement privé. Surtout, lors du rachat d’Oxford Ionics par IonQ, l’unité britannique chargée du contrôle des investissements étrangers a conditionné son autorisation à des engagements précis de l’acquéreur : héberger au Royaume-Uni les générations présentes et futures du matériel à ions piégés issu d’Oxford Ionics, et y maintenir les fonctions de science, d’ingénierie et d’infrastructure, personnel qualifié et capacité de production compris. Le contrôle britannique n’a pas empêché la cession, il en a extrait une contrepartie territoriale opposable.

La Cour, pour sa part, recommande de nouer d’ici 2028 des partenariats européens ciblés fondés sur des technologies complémentaires et un partage équilibré de la valeur. La formulation est pertinente mais son objet diffère : elle organise la répartition de la valeur entre États partenaires, pas la captation d’une part de valeur par la puissance publique face au marché. Le débat interne révélé par les réponses annexées, où le ministère de l’Économie conteste la description de la gouvernance de France 2030 tandis que deux ministères sollicités n’avaient pas répondu à la date de publication, suggère que la question du pilotage occupe encore l’espace que celle du retour devrait investir.

Ce que les vingt-quatre prochains mois rendront lisible

L’État entrepreneurial sans clause de retour n’est pas une formule critique, c’est la description exacte d’un dispositif : une puissance publique qui assume le risque en amont, s’interdit par culture budgétaire d’en tirer une position patrimoniale, et laisse la plus-value se former là où les marchés de capitaux sont profonds. La Cour des comptes, en inversant sa posture pour réclamer davantage de moyens, a rendu visible la moitié amont de ce dispositif. La moitié aval demeure hors du champ du rapport, et c’est elle qui déterminera si la dépense publique française aura financé une souveraineté ou organisé une dépendance, dans une séquence que la dépendance au sentier rend largement irréversible.

L’hypothèse se formule ainsi : si la répartition du milliard annoncé le 22 mai 2026 est arbitrée sans clause de retour public opposable, au moins une des cinq sociétés du programme Proqcima passera sous contrôle capitalistique extra-européen dans les vingt-quatre mois suivant cet arbitrage. Trois indicateurs permettent au lecteur de la vérifier sans accès à des informations internes. Le premier est la présence ou l’absence, dans le prochain cahier des charges d’appel à projets France 2030 consacré au quantique, d’une clause de conditionnalité territoriale ou d’une prise de participation adossée au financement. Le deuxième est la publication d’un communiqué d’opération transférant le contrôle de l’une de ces sociétés à un acquéreur non européen. Le troisième, à échéance plus longue, est l’inscription ou non d’une ligne de financement pérenne des formations universitaires quantiques dans les documents budgétaires couvrant la rentrée 2028, échéance que la Cour signale déjà comme incertaine. L’épisode Quobly de janvier à juin 2026, ouvert par une offre majoritaire étrangère puis refermé par un tour de table à dominante française, fournit le patron exact de ce que cette hypothèse cherche à mesurer.


Note méthodologique

L’article s’appuie sur le rapport de la Cour des comptes et ses réponses annexées, sur les communiqués publics de l’Élysée et du gouvernement, et sur la presse spécialisée pour les seules opérations capitalistiques. Deux ambiguïtés factuelles ont été tranchées. La date retenue est le 20 juillet 2026, le document ayant été mis en ligne la veille. Le montant de 1,8 milliard d’euros est présenté comme le périmètre global de la stratégie, la réponse du ministère de l’Économie évoquant une part France 2030 de 550 à 650 millions d’euros, écart signalé plutôt que résolu. Les formulations du rapport sont restituées en discours indirect, le PDF primaire n’ayant pas pu être extrait automatiquement, et les verbatims exacts restent à vérifier au mot près avant publication. Choix éditoriaux assumés en autonomie : angle porté sur l’énonciateur plutôt que sur le contenu du rapport, concept de Mazzucato opérationnalisé sur l’absence de mécanisme de retour, parallèle du Minitel retenu pour son ambivalence, parallèles Plan Calcul, Concorde, Quaero et ARN messager écartés du développement.


Sources

Sources primaires institutionnelles

Cour des comptes, Le soutien à l’informatique quantique : premier bilan et perspectives, 20 juillet 2026. https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-soutien-linformatique-quantique-premier-bilan-et-perspectives (version PDF : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-07/20260720_Soutien-a-l-informatique-quantique.pdf)

Cour des comptes, Réponses des administrations et organismes concernés, annexe au rapport, 20 juillet 2026. https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-07/20260720_reponses-Soutien-a-l-informatique-quantique.pdf (formulation du SGPI sur le passage de 40 % à 50 % d’avances remboursables à vérifier au mot près avant publication)

Présidence de la République, Présentation de la stratégie nationale sur les technologies quantiques, 21 janvier 2021. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2021/01/21/presentation-de-la-strategie-nationale-sur-les-technologies-quantiques

Gouvernement, Souveraineté technologique : la France investit 1 milliard d’euros supplémentaire dans la stratégie nationale quantique, mai 2026. https://www.info.gouv.fr/actualite/souverainete-technologique-la-france-investit-1-milliard-d-euros-supplementaire-dans-la-strategie-nationale-quantique

SEALSQ Corp, communiqué relatif au protocole d’accord avec Quobly, 14 janvier 2026. https://www.globenewswire.com/news-release/2026/01/14/3218413/0/fr/

National Quantum Coordination Office (États-Unis), portail du National Quantum Initiative.

https://www.quantum.gov/

National Quantum Computing Centre (Royaume-Uni), National Quantum Strategyhttps://www.nqcc.ac.uk/about-us/national-quantum-strategy/

Rapports officiels et travaux parlementaires

Paula Forteza, Jean-Paul Herteman, Iordanis Kerenidis, Quantique : le virage technologique que la France ne ratera pas, rapport remis au gouvernement, janvier 2020. https://www.entreprises.gouv.fr/la-dge/publications/quantique-le-virage-technologique-que-la-france-ne-ratera-pas

Sénat, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, travaux sur la stratégie quantique française, 2021-2022. https://www.senat.fr/rap/r21-377/r21-377.html

OCDE, Mapping the global quantum ecosystem, 2025 (référence citée par la Cour des comptes, à vérifier avant publication)

Cadres théoriques mobilisés

Mariana Mazzucato, The Entrepreneurial State: Debunking Public vs. Private Sector Myths, Anthem Press, 2013. https://marianamazzucato.com/books/the-entrepreneurial-state/

Paul A. David, Clio and the Economics of QWERTY, American Economic Review, 1985, et W. Brian Arthur, Competing Technologies, Increasing Returns, and Lock-In by Historical Events, Economic Journal, 1989 (références académiques classiques sur la dépendance au sentier, pagination à vérifier avant publication)

Parallèle historique

INA, La revue des médias, dossier Du Minitel à l’Internethttps://larevuedesmedias.ina.fr/du-minitel-linternet

OCDE, Le plan Minitel en France, document DSTI/ICCP/IE(97)10/FINAL. https://one.oecd.org/document/DSTI/ICCP/IE(97)10/FINAL/Fr/pdf

Presse spécialisée (opérations et verbatim)

L’Usine Nouvelle, entretien avec Stéphane Bouillon à l’occasion de la publication du rapport, 20 juillet 2026. https://www.usinenouvelle.com/technos-et-innovations/quantique/

Silicon.fr, « Quantique : la Cour des comptes alerte sur les pépites françaises », 20 juillet 2026. https://www.silicon.fr/business-1367/quantique-la-cour-des-comptes-alerte-sur-les-pepites-francaises-228348

Solutions Numériques, « Informatique quantique : la France a fait ses preuves scientifiques, reste à construire un marché », juillet 2026. https://www.solutions-numeriques.com/informatique-quantique-la-france-a-fait-ses-preuves-scientifiques-reste-a-construire-un-marche/

Next, « Quantique : Pasqal lève 340 millions d’euros et vise déjà le Nasdaq ». https://next.ink/227762/quantique-pasqal-leve-340-millions-deuros-et-vise-deja-le-nasdaq/

Maddyness, « Quobly lève 115 millions d’euros », 3 juin 2026. https://www.maddyness.com/2026/06/03/quantique-quobly-leve-115-millions-deuros-avec-stmicroelectronics-et-air-liquide-a-son-capital/

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