Numérique, IA & souverainetéTechnologies numériquesAnalyse

IA responsable au GDS : définir sans garantir

Le Royaume-Uni a doté son administration numérique d'un panel consultatif indépendant sur l'intelligence artificielle. Six mois après sa première réunion, cette instance a publié une phrase qui mérite d'être lue de près : elle n'est pas un organe de gouvernance et ne peut délivrer aucune assurance sur le caractère responsable des déploiements publics. Le geste n'est pas un aveu de faiblesse. Il révèle la fonction réelle d'un tel dispositif, qui est de tracer une frontière plutôt que de la faire respecter.

AM
Par Alexandre Berge30 juillet 2026 · 18 min de lecture
Illustration éditoriale pour « IA responsable au GDS : définir sans garantir »
Entre ambition et réalité : les transformations à l’épreuve du terrain.

Une instance qui publie ses limites avant ses avis

Le 18 juin 2026, le blog du Government Digital Service britannique a publié un billet signé par Jeni Tennison, présidente du Responsible AI Advisory Panel et directrice exécutive de l'organisation Connected by Data. Le texte fait le point après les deux premières réunions plénières de l'instance, tenues le 2 mars et en juin 2026. Il contient une déclaration que peu d'instances consultatives inscrivent aussi tôt dans leur communication publique : le panel n'est pas un organe de gouvernance et ne peut fournir aucune garantie quant au caractère responsable de l'adoption de l'IA par les organismes publics.

Cette précision est cohérente avec les termes de référence publiés le 16 juillet 2025. Le document décrit un groupe de parties prenantes informel, purement consultatif, dépourvu de fonction exécutive, dont les avis ne lient pas le gouvernement et dont la mise en œuvre des recommandations relève de la discrétion du Department for Science, Innovation and Technology et de ses ministres. Les membres externes ne sont pas rémunérés, l'engagement attendu est d'une à deux heures par mois, le mandat initial court sur un an à compter de la première réunion, et la seule obligation de transparence porte sur la publication de résumés de séance.

Le contraste avec la présentation politique du dispositif mérite attention. Le panel a été annoncé dans le Blueprint for modern digital government comme un mécanisme destiné à apporter un défi constructif et un regard critique sur l'approche gouvernementale, en réunissant des agents de terrain, des industriels, des universitaires et des représentants de la société civile. La composition publiée confirme cette ambition d'élargissement. On y trouve un responsable des politiques technologiques du Trades Union Congress, la Local Government Association, la présidente exécutive de Mumsnet, deux professeurs d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle, un ancien cadre du National Cyber Security Centre, une ancienne responsable de la sécurité en ligne à l'Ofcom.

L'écart entre l'ambition affichée et le mandat écrit ne relève ni de la duplicité ni de l'incohérence administrative. Il indique que l'objet produit par cette instance n'est pas celui qu'un lecteur français pourrait spontanément supposer. Un panel qui ne contrôle rien, ne certifie rien et ne sanctionne rien produit néanmoins quelque chose. Le compte rendu de la deuxième réunion le nomme explicitement : les membres ont consacré un temps de séance à examiner une définition de travail de l'IA responsable et à identifier les lacunes des guidances existantes.

Ce que le panel fabrique réellement est une frontière

La liste des dimensions que Tennison rattache à la responsabilité est instructive. Elle mentionne, sans ordre de priorité affiché, l'efficacité, l'équité, la sécurité, la résilience, la soutenabilité environnementale, la légitimité démocratique et l'optimisation de la dépense publique. L'assemblage est hétérogène. Il agrège des critères techniques, des critères budgétaires et des critères politiques sous un même mot. Cette agrégation n'est pas une maladresse rédactionnelle, c'est le produit d'un travail collectif dont le panel est précisément l'instrument.

Le sociologue des sciences Thomas Gieryn a proposé en 1983 une manière de lire ce type d'opération. Étudiant la façon dont les scientifiques victoriens distinguaient publiquement la science de la religion et de la mécanique, il a montré que la question de la démarcation, longtemps traitée comme un problème philosophique, était surtout un problème pratique pour les acteurs eux-mêmes. Tracer la frontière entre ce qui relève d'un domaine et ce qui n'en relève pas est une activité rhétorique qui sert des buts professionnels identifiables, et les attributs retenus pour opérer cette démarcation sont sélectionnés en fonction de leur efficacité à la produire, non en fonction d'une vérité descriptive.

Le travail de frontière (boundary work)

Thomas F. Gieryn, « Boundary-Work and the Demarcation of Science from Non-Science : Strains and Interests in Professional Ideologies of Scientists », American Sociological Review, vol. 48, n° 6, décembre 1983, pages 781 à 795. Gieryn désigne par ce terme l'effort discursif par lequel un groupe attribue à son domaine des caractéristiques choisies afin de le distinguer d'activités concurrentes. Ce travail poursuit trois objectifs qui peuvent se combiner : l'extension de l'autorité sur un territoire nouveau, la monopolisation de ressources en excluant les prétendants illégitimes, et la protection de l'autonomie contre l'interférence extérieure. Les frontières ainsi produites sont flexibles, historiquement variables et parfois ambiguës, ce qui constitue leur utilité plutôt que leur défaut.

Appliqué au Responsible AI Advisory Panel, ce cadre déplace la question. Demander si l'instance dispose des moyens de contrôler l'IA publique britannique revient à lui prêter une fonction qu'elle a explicitement déclinée. La question productive est de savoir quelle frontière elle trace, au bénéfice de qui, et avec quels effets sur les objets qui se trouvent placés d'un côté ou de l'autre.

Le compte rendu du 3 juin 2026 permet de commencer à répondre. Le panel a passé un temps significatif sur la transparence des outils d'IA en production et sur le rôle du standard de recensement algorithmique. Il a examiné en profondeur un programme précis, Gov Voice, dispositif d'intelligence artificielle vocale destiné aux centres d'appels gouvernementaux, deux sous-groupes ayant rendu compte de leur échange avec l'équipe projet. Il a abordé les outils de tutorat par IA en éducation en insistant sur la nécessité d'une base probante avant tout passage à l'échelle. Ces trois objets ont en commun d'être situés du côté de l'examinable. La frontière retient ce qui est démontrable, documentable, évaluable par une base de preuves.

Ce que la frontière laisse à l'extérieur est tout aussi significatif. Le panel ne se prononce pas sur les choix d'achat, sur les dépendances contractuelles, ni sur l'architecture industrielle des déploiements. Sa fonction de revue de projet est explicitement plafonnée à la classification OFFICIAL – SENSITIVE et ne constitue pas, selon les termes de référence, une exigence standard pour les projets d'IA du gouvernement. Autrement dit, l'accès du panel aux objets qu'il examine est lui-même une variable discrétionnaire.

Le précédent CDEI montre ce qu'une frontière sans statut devient

Le Royaume-Uni dispose d'un précédent presque parfaitement homothétique. En novembre 2018, le gouvernement britannique a installé le Centre for Data Ethics and Innovation, présenté comme un organisme consultatif expert indépendant sur l'éthique des données et des algorithmes. Sa trajectoire de sept ans constitue le meilleur matériau disponible pour apprécier ce qui attend une instance de définition dépourvue de statut juridique propre.

La séquence est documentée par des sources primaires accessibles. Elle se déroule en cinq temps.

  1. Juin 2018 : nomination du conseil consultatif du CDEI, composé de huit experts.
  2. 27 novembre 2020 : publication de la revue sur les biais dans la décision algorithmique, avec un engagement gouvernemental de réponse publique aux recommandations.
  3. 10 septembre 2021 : déclaration écrite parlementaire indiquant que le statut de comité d'experts est jugé adéquat et qu'aucune inscription dans la loi n'est envisagée à ce stade.
  4. 9 septembre 2023 : dissolution du conseil consultatif indépendant, sans annonce publique formelle, révélée ultérieurement par la presse spécialisée.
  5. 6 février 2024 : le CDEI devient la Responsible Technology Adoption Unit, avant que ses fonctions relatives au secteur public ne rejoignent le GDS en janvier 2025.

Ce qui frappe dans cette chronologie n'est pas la disparition, c'est la conservation. Les productions du CDEI ont survécu à son enveloppe institutionnelle. Le standard de recensement algorithmique, publié dans sa première version en novembre 2021, est aujourd'hui porté par le GDS. La revue sur les biais reste citée. Le vocabulaire de l'adoption responsable a été intégré au nom même de l'unité qui a succédé au centre. Ce qui a disparu est exclusivement la partie du dispositif qui n'était pas absorbable, c'est-à-dire le conseil consultatif indépendant et la fonction de contradiction qu'il portait.

La lecture par le travail de frontière rend ce résultat intelligible. Le CDEI a réussi son extension d'autorité, en installant durablement l'idée que l'éthique des données constituait un domaine d'expertise distinct méritant une infrastructure administrative propre. Il a échoué sur le troisième objectif de Gieryn, la protection de l'autonomie. Une frontière qui définit sans être adossée à un mécanisme d'exécution ou à un statut protecteur devient un actif transférable. L'exécutif conserve la définition et se dispense du définisseur.

Le passage du conseil consultatif indépendant à une unité interne au ministère est d'ailleurs cohérent avec une inflexion plus large de la politique britannique, l'AI Safety Institute créé en 2023 étant devenu l'AI Security Institute en février 2025, avec un recentrage assumé sur la criminalité et la sécurité nationale. Une évolution comparable affecte le Service Standard du GDS, mécanisme de contrôle interne conçu pour des systèmes déterministes dont la pertinence pour l'IA fait l'objet d'un réexamen ouvert depuis juillet 2026.

La transparence algorithmique fournit la mesure empirique de la frontière

Le sujet auquel le panel a consacré son temps le plus substantiel offre un test. Le standard de recensement algorithmique, rendu obligatoire pour l'ensemble des départements du gouvernement central le 6 février 2024, oblige les administrations à publier une fiche descriptive pour les outils algorithmiques entrant dans son périmètre. C'est un instrument de frontière au sens le plus littéral, puisqu'il définit ce qui doit être déclaré et ce qui ne le doit pas.

Ce que le registre britannique a effectivement produit

Environ sept fiches publiées au début 2024, vingt-trois au 17 décembre 2024, cent vingt-cinq à la fin 2025, cent trente-six consultables sur GOV.UK au 24 juillet 2026, dont la plus récente concerne un outil de synthèse d'enquêtes de l'Ofsted publié le 8 juillet 2026. Dans son rapport de mars 2024, le National Audit Office relevait auprès de quatre-vingt-sept organismes que 38 % déclaraient ne jamais se conformer au standard, 13 % seulement s'y conformant systématiquement, à un moment où soixante-quatorze cas d'usage déployés étaient rapportés pour sept fiches publiées.

L'écart est resté matière à contestation publique. Dans sa contribution écrite à une commission parlementaire, l'organisation Public Law Project observait que le nombre de fiches publiées représentait alors moins de la moitié des entrées de son propre registre indépendant, constitué à partir d'enquêtes journalistiques, associatives et universitaires. Elle relevait que le Home Office et le Department for Work and Pensions, deux départements dont les outils entrent manifestement dans le périmètre, n'avaient soumis aucune fiche.

Une réserve méthodologique s'impose. Les cent trente-six fiches consultables en juillet 2026 incluent des organismes qui publient volontairement, collectivités, forces de police, administrations dévolues. Le compteur ne mesure donc pas la conformité du gouvernement central, il agrège des régimes de déclaration hétérogènes. Cette imprécision de la métrique est en elle-même un résultat, puisqu'elle rend la frontière difficile à évaluer par ceux-là mêmes qui devraient s'en servir.

L'objet examiné bouge plus vite que l'instance qui le conseille

La deuxième réunion du panel s'est tenue quelques jours après une inflexion notable du programme sur lequel il est censé apporter un éclairage. Le 11 juin 2026, deux responsables du GDS ont publié un bilan du programme des AI Exemplars, lancé en août 2025 sous le patronage du Premier ministre et rattaché à l'AI Opportunities Action Plan de janvier 2025.

Le bilan est mesuré, ce qui en fait un document utile. Il porte des résultats concrets, notamment des outils déployés dans les services de probation ayant permis la synthèse de plus de cent cinquante mille entretiens. Il documente surtout des obstacles récurrents, à savoir la lenteur et le coût du passage à l'échelle au-delà des pilotes, la difficulté à démontrer la valeur suffisamment tôt, les contraintes commerciales et d'achat, la préparation des données, ainsi qu'une duplication d'efforts entre administrations. La conclusion opérationnelle est un pivot : le GDS annonce une réorientation vers un nombre plus réduit de projets d'IA transformationnels menés en partenariat avec les départements.

Ce pivot déplace le terrain sous le panel pendant que celui-ci construit sa définition. Le portefeuille distribué d'exemplars, qui constituait le matériau empirique naturel d'une instance chargée d'examiner des cas, se resserre sur quelques projets de grande taille dont le tutorat par IA en éducation et le diagnostic médical. La cadence n'est pas la même. Les termes de référence prévoient un minimum de quatre réunions plénières annuelles, avec un quorum de six membres externes et un engagement individuel d'une à deux heures par mois.

Le portail public de suivi accentue cette asymétrie plutôt qu'il ne la corrige. Contrairement à ce que son adresse pourrait laisser croire, delivery.ai.gov.uk ne restitue pas l'usage réel des exemplars mais l'avancement des cinquante recommandations du plan d'action. Les indicateurs y sont agrégés à l'échelle nationale, capacité de calcul, investissements privés, nombre de formations dispensées, et attribués à des analyses internes ministérielles dont la méthodologie n'est pas publiée. Aucune série d'usage par outil, aucun taux d'adoption, aucun temps effectivement économisé et mesuré n'y sont disponibles pour un tiers. La direction du GDS a par ailleurs identifié les agents autonomes comme le domaine où le travail restant est le plus important et le potentiel le plus élevé, ce qui désigne un objet encore largement extérieur à la frontière en cours de tracé.

Ce que le cas britannique donne à voir depuis la France

La configuration française présente une symétrie inversée qui éclaire les deux pays. La France dispose d'instances consultatives dotées de capacités que le panel britannique n'a pas. Le Conseil de l'intelligence artificielle et du numérique, installé le 24 juillet 2025 et coprésidé par Anne Bouverot et Guillaume Poupard, peut être saisi par le Premier ministre, par le ministre chargé du numérique ou par la majorité de ses membres, et publie ses avis. Le Comité national pilote d'éthique du numérique, placé sous l'égide du Comité consultatif national d'éthique, dispose d'une capacité d'auto-saisine et a produit en juillet 2023 un avis sur les systèmes d'IA générative assorti de vingt-deux préconisations.

Aucune de ces instances n'a pour objet l'intelligence artificielle déployée dans l'administration elle-même, examinée projet par projet, avec l'expérience vécue des agents et des usagers comme matériau. C'est exactement le créneau que le panel britannique occupe, avec des moyens faibles mais un accès aux équipes projet.

L'asymétrie se retrouve sur la transparence. L'article L312-1-3 du code des relations entre le public et l'administration impose depuis 2016 la publication des règles définissant les principaux traitements algorithmiques fondant des décisions individuelles. Dans son rapport de novembre 2024 consacré aux algorithmes et systèmes d'IA dans les services publics, la Défenseure des droits constate que cette obligation est restée sans effet, à quelques exceptions près qu'elle nomme, France Travail et deux départements. Elle recommande l'introduction d'une sanction et un recensement des services conformes. La France a donc une obligation légale sans registre exploitable, le Royaume-Uni un registre exploitable avec une conformité faible et documentée. Le second dispositif est critiquable, mais il est critiquable parce qu'il est mesurable.

Conclusion : ce qui se vérifiera au terme du mandat

L'hypothèse que ce cas permet de formuler ne porte pas sur l'utilité du panel, qui restera indécidable, mais sur la trajectoire d'une frontière construite sans statut. Si la lecture par le travail de frontière est juste, alors la définition de l'IA responsable élaborée par le panel sera conservée par l'administration britannique et la fonction de contradiction qui l'a produite ne le sera pas.

Quatre indicateurs permettront de trancher, tous observables sans accès à des informations internes. Le premier est la publication effective du rapport indépendant de fin de mandat annoncé par la présidente du panel, attendu au terme de l'année qui a commencé le 2 mars 2026, donc au premier trimestre 2027. Le deuxième est le statut retenu en cas de reconduction, groupe informel maintenu à l'identique ou instance dotée de termes de référence renforcés. Le troisième est l'existence ou non d'un engagement gouvernemental de réponse publique aux recommandations du panel, mécanisme dont le Centre for Data Ethics and Innovation bénéficiait en 2020 et qui ne figure pas dans les termes de référence de 2025. Le quatrième est la publication d'une première fiche de recensement algorithmique par le Home Office ou par le Department for Work and Pensions, deux départements restés absents du registre.

Si le rapport final paraît, si le mandat est reconduit sur un statut inchangé, et si les deux départements manquants restent absents du registre, alors le panel aura rempli sa fonction d'extension d'autorité sans obtenir la protection d'autonomie, et la séquence du CDEI se répétera sur un cycle plus court. La question que le cas britannique adresse aux administrations continentales n'est pas de savoir s'il faut créer une instance de ce type. C'est de savoir ce qui, dans son architecture, détermine que sa définition survive à sa dissolution ou que sa contradiction survive à son succès.


Note méthodologique

Cet article s'appuie sur les documents publiés par le Government Digital Service et sur GOV.UK entre juillet 2025 et juillet 2026, complétés par le rapport du National Audit Office de mars 2024 et par des contributions parlementaires d'organisations de la société civile britannique. Trois ambiguïtés factuelles ont dû être tranchées. La date de la deuxième réunion du panel est incohérente entre les sources officielles, le titre du compte rendu indiquant le 3 juin 2026 tandis que le billet du 18 juin évoque la semaine précédente : la date du titre a été retenue. Le nombre de membres diverge entre les termes de référence, qui prévoient huit à douze membres externes, et la page de présentation du groupe, qui en liste quatorze : aucun chiffre n'est avancé dans le corps de l'article. Le compteur de cent trente-six fiches de recensement algorithmique agrège des organismes soumis à obligation et des organismes déclarant volontairement, réserve signalée dans le texte. Les chiffres relatifs aux déploiements d'IA diagnostique dans le NHS, présents dans la communication gouvernementale, n'ont pas été mobilisés faute de méthodologie publiée. Le choix éditorial principal a porté sur le cadre analytique, le travail de frontière de Gieryn ayant été préféré à une lecture par le découplage organisationnel, laquelle aurait supposé un écart entre affichage et pratique que le panel ne dissimule pas, puisqu'il publie lui-même ses limites. Aucune application établie de ce cadre à la gouvernance de l'IA publique n'a été identifiée dans la littérature, l'opérationnalisation proposée ici est donc originale et doit être lue comme telle.


Sources

Sources primaires institutionnelles britanniques

Government Digital Service, « GDS Responsible AI Advisory Panel : Terms of Reference », GOV.UK, 16 juillet 2025. https://www.gov.uk/government/publications/gds-responsible-ai-advisory-panel-terms-of-reference/gds-responsible-ai-advisory-panel-terms-of-reference

Jeni Tennison, « Update from the GDS Responsible AI Advisory Panel », blog du Government Digital Service, 18 juin 2026. https://gds.blog.gov.uk/2026/06/18/update-from-the-gds-responsible-ai-advisory-panel/

Government Digital Service, « GDS Responsible AI Advisory Panel summary : 3 June 2026 », GOV.UK, publié le 16 juin 2026. https://www.gov.uk/government/publications/gds-responsible-ai-advisory-panel-meeting-summaries/gds-responsible-ai-advisory-panel-summary-3-june-2026

Government Digital Service, « GDS Responsible AI Advisory Panel summary : 2 March 2026 », GOV.UK, publié le 1er mai 2026. https://www.gov.uk/government/publications/gds-responsible-ai-advisory-panel-meeting-summaries/gds-responsible-ai-advisory-panel-summary-minutes-2-march-2026

Government Digital Service, page de présentation du groupe et composition. https://www.gov.uk/government/groups/gds-responsible-ai-advisory-panel

Jeremy Gould et Roni Saanumi, « What we learned from the Prime Minister's AI Exemplars programme and how it is shaping the next phase », blog du Government Digital Service, 11 juin 2026. https://gds.blog.gov.uk/2026/06/11/what-we-learned-from-the-prime-ministers-ai-exemplars-programme-and-how-it-is-shaping-the-next-phase/

Government Digital Service, « The Prime Minister's AI Exemplars programme : a portfolio approach to public sector innovation », 18 août 2025. https://gds.blog.gov.uk/2025/08/18/the-prime-ministers-ai-exemplars-programme-a-portfolio-approach-to-public-sector-innovation/

Registre public des fiches de recensement algorithmique, GOV.UK, consulté le 24 juillet 2026. https://www.gov.uk/algorithmic-transparency-records

Department for Science, Innovation and Technology, « Algorithmic Transparency Recording Standard : mandatory scope and exemptions policy », 17 décembre 2024. https://www.gov.uk/government/publications/algorithmic-transparency-recording-standard-mandatory-scope-and-exemptions-policy

Portail de suivi de l'AI Opportunities Action Plan, consulté le 24 juillet 2026. https://delivery.ai.gov.uk/

Rapports d'audit et travaux parlementaires

National Audit Office, Use of artificial intelligence in government, HC 612, 15 mars 2024. https://www.nao.org.uk/wp-content/uploads/2024/03/use-of-artificial-intelligence-in-government.pdf

Public Law Project, contribution écrite à la commission parlementaire sur l'usage de l'IA dans le gouvernement, référence UAIG0024. https://committees.parliament.uk/writtenevidence/134545/pdf/

Public Law Project, présentation du registre Tracking Automated Government. https://publiclawproject.org.uk/resources/the-tracking-automated-government-register/

Déclaration écrite parlementaire HCWS277, « Centre for Data Ethics and Innovation : Advisory Board », 10 septembre 2021. https://questions-statements.parliament.uk/written-statements/detail/2021-09-10/hcws277

Cadre théorique

Thomas F. Gieryn, « Boundary-Work and the Demarcation of Science from Non-Science : Strains and Interests in Professional Ideologies of Scientists », American Sociological Review, vol. 48, n° 6, décembre 1983, pages 781 à 795. https://www.jstor.org/stable/2095325

Thomas F. Gieryn, Cultural Boundaries of Science : Credibility on the Line, University of Chicago Press, 1999. https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/C/bo3642202.html

Parallèle historique

Responsible Technology Adoption Unit, « Continuing to drive responsible adoption of technology », 22 janvier 2025. https://rtau.blog.gov.uk/2025/01/22/continuing-to-drive-responsible-adoption-of-technology/

Ada Lovelace Institute, « Accountability for algorithms : a response to the CDEI review into bias in algorithmic decision-making », 27 novembre 2020. https://www.adalovelaceinstitute.org/blog/response-to-cdei-review-bias-algorithmic-decision-making/

Computer Weekly, « UK government quietly disbands data ethics advisory board », 2023, sur la dissolution du conseil consultatif du CDEI. https://www.computerweekly.com/news/366553297/UK-government-quietly-disbands-data-ethics-advisory-board

Comparaison française

Conseil de l'intelligence artificielle et du numérique, présentation, composition et modalités de saisine. https://www.conseil-ia-numerique.fr/le-conseil

Comité national pilote d'éthique du numérique, avis n° 7, « Systèmes d'intelligence artificielle générative : enjeux d'éthique », 4 juillet 2023. https://www.ccne-ethique.fr/fr/avis/avis-ndeg7-du-cnpen-systemes-dintelligence-artificielle-generative-enjeux-dethique

Cour des comptes, rapport public thématique sur la Commission nationale de l'informatique et des libertés, 4 juin 2026. Référence à vérifier avant publication sur le site de la Cour des comptes.

Défenseure des droits, rapport sur les algorithmes et systèmes d'intelligence artificielle dans les services publics, novembre 2024. Référence à vérifier avant publication sur le site du Défenseur des droits.

Presse spécialisée

PublicTechnology, « GDS leader picks AI agents as area with biggest work to do but most potential », 28 mai 2026. https://www.publictechnology.net/2026/05/28/society-and-welfare/gds-leader-picks-ai-agents-as-area-with-biggest-work-to-do-but-most-potential/

PublicTechnology, « DSIT examines how AI voice tech could significantly improve citizen's experience », 20 février 2026. https://www.publictechnology.net/2026/02/20/society-and-welfare/dsit-examines-how-ai-voice-tech-could-significantly-improve-citizens-experience/

Toutes les analyses